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A warm place
Comme il est tout à fait normal de se mettre à brailler au téléphone en racontant à sa mère qui vit à 6000 km que l'on a rêvé qu'on fumait une cigarette et que c'était divin, la révélation est venue à moi.
Enfin, ma mère m'a révelé un secret: "Poup, tu dois te faire aider."

Pardon?
En pleine dépression nerveuse il y a quelques années elle me demandait combien de temps mes conneries allaient durer.
En pleine crise d'"abstinence alimentaire totale" je l'appelais à l'aide et elle me demandait ce qu'était cette nouvelle psychose encore.
Et là, il s'agit de sevrage tabagique, et ça, c'est assez.....assez quoi tiens? Assez....important?
.........Difficile?
.........Connu d'elle?
Pour qu'elle me reconnaisse ce droit......je rêve.

Alors voilà, je vais aller chez le médecin.
Et continuer à fumer de l'herbe en écoutant Wild Horses des Stones ou Jefferson Airplane.
Et continuer à essayer de comprendre où la moi qui se sentait si bien il y a deux semaines est passée.
Essayer encore de dêmeler le vrai du faux de ce que je ressens en ce moment.
Une minute c'est blanc, celle d'après c'est noir, celle qui suit seul le gris existe, celle d'après je me maudis.
Essayer de croire que je ne suis pas folle alors que je me sens en chute libre, je ne me controle plus.
Des bonnes résolutions, parfois, comme des sursauts de lucidité. Avide de perennité.
Comme l'impression que l'idéal d'être s'effrite.
Qu'on fait moins d'efforts puisque on baisse la barre. De toute façon.
On se résigne au fil du temps, je me résigne.
Avant, je pouvais même vaincre ça. Je croyais à mes propres mensonges réconfortants.
Avec le temps, je ne crois plus mes mensonges, je veux aller moins haut, je m'accorde le droit de ne pas vouloir le mieux. Je suis moins dure avec moi.
C'est la médiocrité ça.
Tiens bientôt je vais même me donner le droit d'être médiocre si ça continue.
Parce qu'en plus, décréter qu'on prend une pause de vie d'une semaine, ça implique des conséquences. Pas forcément rattrapables quand on se réveillera.
Parce que ça peut paraître fou, mais en une semaine, même moins, on peut tout bousiller.
Tout détruire.
Ne pas aller à un examen décisif.
Se brouiller avec n'importe qui n'importe où.
Perdre des amis.
Faire le vide autour de soi.
Rater son avenir.
Tiens prochain film à l'affiche: comment rater sa vie en une semaine.

Bien sûr, ce serait une comédie.
Ecrit par poup, le Lundi 23 Février 2004, 22:27 dans la rubrique "Des lires".
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Commentaires :

snodgass
snodgass
24-02-04 à 14:45

J'étais parti pour tuer quelqu'un et il a encore fallu que je rentre dans le premier rade venu. Quatre ou cinq heures que je suis là à tenir le comptoir. Je marche à la bière. Pas par goût, par moyen, j'en manque... Ce matin en me levant, en contemplant mon gourbi minable, j'avais décidé de faire le point sur mes quelques dizaines d'années d'existence. Je me suis posté devant le miroir piqué accroché au-dessus du lavabo, j'ai regardé, j'ai fait quelques grimaces, franchement rien de très risible... J'ai vite compris que l'idéal était de s'arrêter là, la pitrerie avait assez duré.....


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