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Quand on connait son fantasme
Il est de ceux qui vous serrent en vous disant bonjour.
Pas dans leurs bras vraiment, il vous attrape par le cou et les passe autour de vos épaules. Pas plus bas.
On n'est pas contenue, seulement respirée, embrassée sur les deux joues.
Déjà ce n'est pas assez.
Puis il se détourne et reprend la place qu'il vient à peine de quitter dans le décor déjà planté où vous venez d'entrer.
Malgré le monde, les présentations, vous êtes surprise de ne percevoir que son environnement immédiat à lui.
Surprise aussi de le trouver plus mince, plus homme, vêtu de noir, plus lui avec les cheveux plus longs, plus ébouriffés. Mais dans le fond, vous n'avez jamais su qui il était.
Vous avez fait l'amour avec lui, échange de temps, de tendresse, de gestes, un peu de passion éphémère, des étincelles de moments, mais de lui, vous n'avez rien appris.

Peut-être est-ce le fait d'être chez lui, parmi ses amis, la terre, la glaise de son atelier, les livres d'anatomie. Lieu où vous avez pourtant déjà dormi.
d'où vous vous étiez presque enfuie.
Les gens deviennent des figurants. La scène tourne.
Autour de lui.
Mais il dresse une distance à laquelle vous n'êtes pas habituée. Il socialise avec ses invités, sa langue ne glisse pas contre la vôtre ce soir.
Il vous frôle de temps en temps, vous lance quelques coups doux. Mais pas de mots.
Vous le croisez dans la cuisine, pleine de monde. Il ne vous laisse pas le temps de parler, il vous renverse la tête pour y verser de la téquila avant de remettre la bouteille dans le frigo.
Vous repartez mais il est derrière vous, un bras autour de votre cou et il fait mine de vous étrangler pour plaisanter. Mais vous sentez la chaleur de son corps se plaquer contre la vôtre.
Peu de temps passe et vous devez déjà partir.
Il est assis avec son monde, ne se lève pas, mais il vous serre, et vous colle deux bises aux coins des lèvres. Si près que vous en dérapez sur les siennes.
Si vite que vous n'en êtes même pas sure.
Et lui, en est-il sur?
Il ne vous retient pas.
Et 4 jours après, vous avez encore envie de faire l'amour avec lui.
Pas beau, un charme infini. Un charme latin qui réchauffe mes entrailles en un coup d'oeil.
La dernière fois où je l'avais vu, les rôles étaient inversés. Il était venu dans mon monde, au milieu de mes amis.
En 3 minutes ses hanches se collaient aux miennes. Mais j'avais passé la nuit avec un autre. L'italien avait été contraint de rentrer chez lui.
L'autre soir, il m'a laissée filer.
J'ai hâte de le recroiser.
Ecrit par poup, le Samedi 31 Janvier 2004, 22:14 dans la rubrique "Des lires".
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